L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a dépassé 10 000 cas confirmés. Le dernier rapport de situation de l’institut national de santé publique fait état de 10 060 infections et de 4 887 décès, selon des données gouvernementales publiées mardi.
Déclarée à la mi-mai, l’épidémie est liée à l’espèce Bundibugyo du virus. Elle est devenue la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, devant celle de 2018 à 2020.
La maladie a été détectée dans 66 zones de santé réparties dans huit provinces. Environ 80 pour cent des cas recensés ne figurent pas parmi les contacts suivis, ce qui signale la persistance de chaînes de transmission encore inconnues des équipes sanitaires.
Près de la moitié des décès concernent des personnes qui n’avaient pas été admises dans un centre de traitement. Les équipes font aussi face aux routes difficiles, aux conflits armés, à la méfiance de certaines communautés et à des retards de rémunération.
Aucun vaccin ni traitement n’est actuellement approuvé contre l’espèce Bundibugyo. Le bilan congolais place cette flambée au deuxième rang mondial derrière l’épidémie qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
Des cas ont également été enregistrés au Kenya et au Nigeria. L’Ouganda, qui avait signalé des cas en mai et juin, a été déclaré exempt d’Ebola en août et affirme ne plus avoir de cas actif.
Sources et corrections
["https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/congos-ebola-infections-surpass-10000-government-says-2026-10-27/","https://apnews.com/article/ebola-disease-outbreak-congo-africa-10000-75d315254e5b7f85a706059de6f5024c","https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/2026-DON622","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ebola_virus_epidemic_in_Zaire_1995_-_Decontamination.jpg"]




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