Le diagnostic d’une patiente atteinte d’Ebola à Abuja n’est intervenu que treize jours après le début de ses symptômes, un délai qui complique le traçage des contacts au Nigeria, où 44 personnes ont déjà été identifiées.
La patiente, arrivée d’Ouganda après un passage en République démocratique du Congo, avait d’abord été prise en charge pour un paludisme présumé. Elle a ensuite été transférée dans un hôpital privé de la capitale avant que des analyses ne confirment une infection par la souche Bundibugyo.
Selon les autorités sanitaires nigérianes, les contacts recensés comprennent des personnels de santé et des proches. Leur nombre pourrait encore augmenter à mesure que les enquêteurs reconstituent les déplacements et les soins reçus par la patiente avant son isolement.
Le cas avait été annoncé mardi 20 octobre comme la première infection à Ebola détectée au Nigeria depuis plus d’une décennie. Le fait nouveau tient au délai entre l’apparition des symptômes et le test, détaillé jeudi 22 octobre, qui a élargi la période d’exposition potentielle.
La souche Bundibugyo est également en cause dans l’épidémie partie de l’est de la République démocratique du Congo. Il n’existe pas de vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé contre cette souche, ce qui renforce l’importance de l’identification rapide des malades, de leur isolement et du suivi des contacts.
Les autorités nigérianes ont renforcé les mesures de prévention dans l’établissement concerné et appelé les structures de santé à une vigilance accrue. L’origine exacte de la contamination de la patiente reste en cours d’investigation.
Sources et corrections
https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/late-detection-nigeria-raises-alarm-ebola-spreads-across-africa-2026-10-22/
https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/nigeria-reports-ebola-case-fourth-african-country-affected-by-outbreak-2026-10-21/
https://apnews.com/article/c1329a2cad0a18dda4dff2e3adadb6ca




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