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Niamey accuse le Tchad d’une frappe meurtrière dans la région d’Agadez

Le gouvernement nigérien affirme qu’une frappe de drone attribuée au Tchad a tué deux civils à Milolo et annonce des démarches internationales. Ces accusations ne sont pas confirmées de manière indépendante.

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Grande rue dans le centre historique d’Agadez au Niger, photographie d’archives de 2018
Une rue d’Agadez en 2018. Photographie d’archives sans lien direct avec la frappe dénoncée par Niamey.

Le gouvernement nigérien a accusé le Tchad d’avoir mené une frappe de drone qui aurait tué deux civils dans la région d’Agadez, dans la nuit du 23 au 24 octobre. Niamey affirme que l’opération a bénéficié d’un appui français et annonce une série de démarches diplomatiques, juridiques et sécuritaires.

Selon une déclaration relayée mardi par l’Agence nigérienne de presse, la frappe aurait touché vers une heure du matin la zone de Milolo. Les autorités font aussi état de blessés et de véhicules endommagés, sans préciser leur nombre.

Le gouvernement dit que des investigations menées par les forces de défense et de sécurité avec les autorités judiciaires ont produit des éléments matériels et techniques sur l’origine de l’attaque. Ces éléments n’ont pas été rendus publics et les circonstances de la frappe n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Aucune réaction immédiate des autorités tchadiennes ou françaises à ces accusations n’avait été identifiée au moment de la publication. Les responsabilités avancées par Niamey restent donc des allégations officielles du gouvernement nigérien.

Les autorités annoncent la convocation de l’ambassadeur du Tchad pour lui notifier une protestation. Elles prévoient aussi de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, tout en demandant l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

Niamey dit vouloir renforcer la surveillance de son espace aérien et la protection des zones frontalières. Le gouvernement invoque également le droit de légitime défense prévu par l’article 51 de la Charte des Nations unies, tout en appelant la population au calme et à la vigilance.

Cette mise en cause intervient dans un contexte régional tendu et moins de deux semaines après l’annonce d’une reprise de la coopération militaire entre le Tchad et la France. Aucun élément public ne permet à ce stade d’établir un lien entre ce rapprochement et l’incident dénoncé par le Niger.

Sources et corrections

["https://anp.ne/frappes-de-drones-tchadiens-sur-le-territoire-nigerien-niamey-condamne-cette-action-et-annonce-des-mesures-diplomatiques-et-securitaires/","https://beninwebtv.com/en/niger-niamey-accuses-chad-and-france-after-a-drone-strike/","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Niger,_Agadez_(38),_main_street.jpg","https://www.lemonde.fr/en/international/article/2026/10/14/emmanuel-macron-and-chad-s-mahamat-idriss-deby-revive-military-cooperation_6758583_4.html"]

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