Les autorités mauriciennes ont imposé un couvre-feu dans la nuit de mardi à mercredi à Port-Louis et dans plusieurs grands centres urbains après des violences déclenchées par une affaire de tir policier. La mesure s’appliquait de 20 h 30 mardi à 6 heures mercredi.
Des manifestants avaient brûlé des pneus et bloqué des routes lundi pour dénoncer les blessures infligées à Élodie Thomas, une femme de 27 ans touchée par balle le 9 octobre alors qu’elle rentrait chez elle. Les circonstances exactes du tir n’ont pas encore été établies publiquement.
Selon des médias locaux cités par Reuters, un sergent de police a été provisoirement inculpé dans cette affaire. Une enquête policière est en cours. Élodie Thomas a subi une intervention chirurgicale présentée comme réussie et son état faisait l’objet d’un suivi médical.
Le gouvernement a également fermé les écoles et les structures d’accueil de la petite enfance mercredi 14 octobre. Un avis aux voyageurs du gouvernement britannique a confirmé les restrictions et recommandé d’éviter les rassemblements.
Le couvre-feu a pris fin mercredi à 6 heures, mais les autorités n’avaient pas encore communiqué de bilan complet des dégâts ou des arrestations. Le cabinet devait se réunir dans l’après-midi pour réévaluer la situation.
L’île est généralement considérée comme l’un des pays les plus stables de l’océan Indien. L’affaire concentre désormais l’attention sur l’enquête judiciaire, la conduite des forces de l’ordre et la réponse du gouvernement aux manifestations.
Sources et corrections
Reuters, Gouvernement de Maurice et avis aux voyageurs du Royaume-Uni, consultés le 14 octobre 2026.




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