La période allant de la conception au deuxième anniversaire doit être traitée comme une priorité de santé publique au Mali, a estimé le pédiatre Mamadou Traoré dans un entretien publié samedi par l’Agence malienne de presse.
Le praticien du Centre de santé de référence du quartier Mali, à Bamako, souligne le rôle de la nutrition maternelle, du suivi médical, du repos et d’un environnement familial protecteur pendant la grossesse. Après la naissance, il insiste sur l’alimentation, les soins, l’hygiène et la stimulation de l’enfant.
L’Organisation mondiale de la santé et l’Unicef recommandent une mise au sein dans l’heure suivant la naissance, un allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois, puis l’introduction d’aliments complémentaires adaptés tout en poursuivant l’allaitement jusqu’à deux ans ou au-delà.
Cette séquence est importante parce que les besoins évoluent rapidement entre six et 24 mois. Des repas insuffisants ou peu variés peuvent favoriser la malnutrition et affecter la croissance, tandis que les interactions régulières avec les parents soutiennent le développement cognitif et affectif.
Le spécialiste rappelle aussi que la santé de la mère fait partie du dispositif de prévention. Le stress, les violences familiales et les carences nutritionnelles peuvent fragiliser la grossesse, ce qui rend nécessaire un soutien médical, familial et communautaire.
L’Unicef décrit les mille premiers jours comme une période déterminante pendant laquelle l’alimentation, la stimulation et les soins posent les bases du développement cérébral et de la santé future.




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