Le Mali a nommé Bamassa Sissoko président de la Cour suprême et Samba Lamine Koïté vice-président, a annoncé le gouvernement à l’issue du Conseil des ministres du vendredi 16 octobre. Ces désignations officialisent les deux postes les plus élevés de la juridiction, dont les titulaires n’avaient pas été rendus publics lors de l’examen du dossier la veille.
Le renouvellement touche aussi les trois principales sections de la Cour. Bakoroba Sindiarra prend la présidence de la Section judiciaire, Broulaye Togola celle de la Section administrative et Seydou Mallet celle de la Section des Comptes. Dramane Soumano a été nommé premier avocat général, tandis que plusieurs conseillers, avocats généraux et commissaires de la loi rejoignent également l’institution.
La séquence complète une première série de décisions examinées jeudi par le Conseil supérieur de la magistrature. Celui-ci avait validé l’affectation de 99 magistrats nouvellement assermentés et étudié les postes de président et de vice-président de la Cour suprême, sans dévoiler alors les noms retenus. L’annonce gouvernementale du 16 octobre constitue donc le fait nouveau décisif.
Selon le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, la haute juridiction avait enregistré au moins 35 départs à la retraite depuis 2023 sans remplacement. Les nouvelles nominations répondent à ce déficit d’effectifs, mais elles ne couvrent pas à elles seules l’ensemble du mouvement annoncé dans les juridictions maliennes.
Les nominations ont été communiquées comme des mesures individuelles du Conseil des ministres. Elles concernent des fonctions judiciaires, administratives et financières au sein de la Cour suprême, chargée du contrôle des décisions rendues au sommet de l’ordre juridictionnel malien.
Sources et corrections
Gouvernement du Mali, communiqué du Conseil des ministres du 16 octobre 2026
ORTM, 16 octobre 2026
APA News, 16 octobre 2026




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