Treize centres d’arnaque en ligne dirigés par des ressortissants chinois ont été démantelés à Madagascar en août et septembre, dans une opération menée avec l’appui des autorités américaines, selon le ministère malgache de la Justice et le département américain de la Justice.
Madagascar a extradé 148 ressortissants chinois vers leur pays, d’après le ministère. Le département américain de la Justice fait état d’environ 400 arrestations dans l’ensemble de l’opération, du rapatriement d’au moins une trentaine de responsables présumés et de l’examen de 3 200 appareils électroniques.
Une vingtaine de ressortissants du Kenya, du Rwanda, de l’Ouganda et du Zimbabwe restaient détenus. Les premières constatations des enquêteurs indiquent toutefois que certains pourraient être des victimes de traite, recrutées sous de fausses promesses d’emploi avant de se voir confisquer leur passeport et d’être contraintes à participer aux escroqueries.
Les enquêteurs cherchent à établir les liens de ces structures avec des réseaux implantés en Asie du Sud-Est, notamment au Cambodge. Le département américain de la Justice a indiqué avoir bloqué ou saisi l’équivalent de 52 millions de dollars en cryptomonnaies au cours d’une journée d’action visant plusieurs réseaux, sans attribuer la totalité de ce montant aux seuls sites malgaches.
L’enquête se poursuit sur les responsables des centres et sur le statut des recrues africaines. Les accusations de traite et de contrainte restent à établir individuellement par la justice.




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