Le Kenya a nommé un attaché de défense à son ambassade à Moscou pour coordonner le retour de ses ressortissants enrôlés dans l’armée russe et le traitement de leurs demandes d’indemnisation, a annoncé vendredi 30 octobre le président William Ruto.
Cette décision a été rendue publique après un entretien entre William Ruto et Vladimir Poutine au Kremlin, au lendemain du sommet Russie-Afrique. Le président kényan a affirmé que son homologue russe avait confirmé que le Kenya était désormais classé comme pays ne devant plus servir de source de recrutement militaire.
L’annonce constitue surtout une étape opérationnelle. Nairobi et Moscou avaient déjà annoncé en mars un accord destiné à mettre fin à l’enrôlement de Kényans. Les modalités de retour et d’indemnisation, ainsi que les montants, les bénéficiaires et le calendrier, restent cependant à préciser.
Selon la présidence kényane, l’attaché travaillera directement avec le ministère russe de la Défense. Les autorités kényanes disent vouloir ramener les personnes qui souhaitent quitter les opérations militaires et aider les familles concernées à faire valoir leurs droits.
Les deux présidents ont aussi discuté d’un accord bilatéral sur le travail et d’une hausse du nombre de bourses russes accordées aux étudiants kényans, de 70 à 300. William Ruto a par ailleurs invité Vladimir Poutine à se rendre au Kenya.




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