La Banque mondiale a relevé à 4,6 % sa prévision de croissance pour le Kenya en 2026, contre 4,3 % auparavant, tout en désignant la corruption comme le principal frein à une expansion plus rapide et mieux partagée.
La nouvelle projection repose sur une activité plus forte que prévu au premier semestre. L’institution estime toutefois que la corruption et la collusion alourdissent le déficit public d’un montant équivalent à environ 2 % du produit intérieur brut chaque année.
Ce surcoût augmente les besoins d’emprunt et renchérit le financement de l’État, selon la dernière édition de la mise à jour économique consacrée au Kenya. Le pays supporte déjà de lourdes échéances après plusieurs années de recours à la dette pour financer les infrastructures.
Le gouvernement déploie une plateforme électronique de passation des marchés et a promulgué une loi sur les conflits d’intérêts. Ces mesures visent à réduire les possibilités de détournement et les dépenses inefficaces.
La Banque mondiale souligne que la dette publique reste élevée et que près d’un tiers des recettes de l’État est absorbé par le paiement des intérêts. Elle avertit aussi qu’un dérapage budgétaire pourrait relancer l’endettement.
Les élections générales prévues en août 2027 pourraient accroître l’incertitude, ralentir l’investissement et le tourisme et accentuer les pressions sur les dépenses publiques.
Sources et corrections
["https://www.reuters.com/world/africa/world-bank-urges-kenya-curb-graft-raises-2026-growth-forecast-2026-11-04/","https://www.worldbank.org/ext/en/country/kenya","https://documents.worldbank.org/en/publication/documents-reports/documentdetail/099729110232636002"]




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