Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

La Tanzanie se rapproche d’un accord sur son mégaprojet gazier de 42 milliards de dollars

Dar es-Salaam dit être proche de finaliser les accords du projet de Lindi, porté notamment par Equinor et Shell, mais aucune signature définitive n’est annoncée.

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Enseigne lumineuse de Shell, partenaire du projet gazier en Tanzanie
Une enseigne Shell. Image d’illustration sans lien direct avec les négociations en Tanzanie.

La Tanzanie prévoit de finaliser dans les prochains mois les accords encadrant un projet de gaz naturel liquéfié évalué à 42 milliards de dollars, a déclaré son ministre des Finances, Khamis Mussa Omar. Aucun accord définitif n’a encore été annoncé, malgré plusieurs années de négociations avec les compagnies partenaires.

Le projet, destiné à être implanté à Lindi dans le sud du pays, est conduit par Equinor et Shell avec ExxonMobil, Pavilion Energy, Medco Energi et la société publique Tanzania Petroleum Development Corporation. Il doit permettre l’exploitation de 47,13 billions de pieds cubes de réserves de gaz, selon les chiffres communiqués par le gouvernement à Reuters.

La majeure partie de la production serait exportée sous forme liquéfiée, tandis qu’une part alimenterait le marché intérieur. Le ministre a présenté cet apport domestique comme un levier pour l’industrie et la production d’électricité, sans préciser le calendrier de mise en service.

Equinor indique pour sa part que les accords du projet restent en discussion. Le groupe norvégien détient 65 % du bloc 2, où ExxonMobil possède les 35 % restants, et estime les ressources découvertes dans ce bloc à plus de 20 billions de pieds cubes.

Dar es-Salaam veut porter sa capacité de production électrique à environ 8 000 mégawatts d’ici 2030, soit près du double du niveau actuel. Le gouvernement classe le gaz naturel parmi les sources devant contribuer, avec l’hydroélectricité, le solaire et l’éolien, à un bouquet énergétique qu’il souhaite composé à 75 % d’énergies dites propres.

Le projet gazier s’inscrit dans une stratégie plus large d’attraction des capitaux étrangers. Le gouvernement examine aussi deux projets de minerais critiques et doit décider d’ici juin s’il sollicite un nouveau programme du Fonds monétaire international, après la clôture en juillet d’un dispositif de 1,7 milliard de dollars.

Sources et corrections

Reuters, East African Petroleum Conference et Equinor consultés. Le coût, les partenaires, les réserves visées et le stade des négociations ont été recoupés.

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