Environ 36 000 personnes ont franchi la frontière entre l’Éthiopie et le Kenya pour échapper à des violences, selon des chiffres des Nations unies rapportés mardi par l’Associated Press. La majorité des déplacés sont des femmes et des enfants.
Les arrivants sont répartis dans six camps ainsi que dans des villages qui les accueillent autour de Moyale. La Croix-Rouge kényane fournit des repas chauds, des produits alimentaires, des soins de santé et des articles ménagers, alors que les besoins continuent d’augmenter.
Le regain de tension est lié à un différend entre les administrations régionales de l’Oromia et de la région Somali, en Éthiopie. La mort d’une adolescente de 13 ans a aggravé la situation, tandis que la police kényane a signalé trois incidents impliquant des balles perdues à Moyale au cours de la semaine écoulée.
Les autorités locales et les responsables humanitaires redoutent une pression accrue sur les communautés d’accueil. Les réserves d’eau et de nourriture sont déjà limitées dans cette zone frontalière aride, où les services publics doivent répondre simultanément aux besoins des habitants et des nouveaux arrivants.
Le chiffre de 36 000 correspond aux personnes recensées à la date du 27 octobre. Il peut évoluer au rythme des mouvements transfrontaliers et des opérations d’enregistrement.
Sources et corrections
https://apnews.com/article/kenya-ethiopia-border-moyale-tensions-ad7f80d30d962f4132e4caf9d1f2daa3




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