Kalori Sory, de son vrai nom Ibrahima Sory Kouyaté, demeure l’une des figures fondatrices du reggae malien. Une rétrospective publiée mardi 27 octobre par l’Agence malienne de presse revient sur le parcours de l’artiste, décédé en 2016 à l’âge de 65 ans après plus de trois décennies de carrière.
Au début des années 1980, ses titres Pèchèkè, Louansé, Dourouni et Djénébani l’installent parmi les artistes les plus diffusés sur les radios et télévisions maliennes. Sa popularité s’étend ensuite à la Côte d’Ivoire, au Sénégal, à la Guinée et à plusieurs pays européens.
Originaire de la région de Ségou, le chanteur rejoint en 1980 l’Orchestre national Badema. Il y évolue pendant quatre ans aux côtés du chef d’orchestre Amadou Ba Guindo et de Kassé Mady Diabaté, avant de se perfectionner à l’Institut national des arts à partir de 1985.
Son premier album, Pètchèkè, paraît en 1989 et interroge le poids de l’argent dans la société. En 1994, un deuxième disque prend pour sujet les difficultés du transport collectif à Bamako. Louancé Kalifa suit en 2000, puis N’ta en 2008 avec sept nouveaux titres et des reprises remaniées de chansons plus anciennes.
Le Mouvement des rastas du Mali considère Kalori Sory comme un précurseur de l’adaptation du reggae aux sonorités maliennes et africaines. L’artiste avait notamment défendu le Donso-reggae, une forme mêlant les codes du reggae aux rythmes de la musique des chasseurs. Ses textes abordaient les contraintes du quotidien, le logement, les transports et les inégalités sociales.
Sources et corrections
Agence malienne de presse | https://amap.ml/kalori-sory-le-pionnier-du-reggae-malienne/ | biographie, discographie, témoignage du Mouvement des rastas du Mali et date du décès




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