Près d’une footballeuse professionnelle sur deux envisage de quitter le sport plus tôt que prévu, principalement en raison de difficultés financières et de problèmes de santé mentale, selon une enquête mondiale publiée lundi 12 octobre par la FIFPRO.
Le syndicat international des joueurs a interrogé environ 800 footballeuses pour son rapport 2026 sur les conditions de travail. Parmi les 49 % qui réfléchissent à un départ anticipé, 59 % citent leur situation financière et 46 % la pression psychologique.
Le salaire mensuel moyen corrigé de l’inflation a triplé depuis la précédente grande enquête de 2017 pour atteindre 2 601 dollars. La médiane reste nettement plus basse, à 1 669 dollars, ce qui révèle une progression concentrée dans une partie limitée du football féminin.
Seules 56 % des joueuses interrogées disposent d’un contrat de travail et 13 % bénéficient d’une pension financée par leur club. Près de la moitié estiment aussi que leur équipe ne dispose pas d’un personnel suffisant pour répondre aux exigences du haut niveau.
La durée moyenne des contrats est passée de douze à dix-neuf mois depuis 2017, tandis que la part des joueuses accompagnées par un agent a progressé de 14 % à 41 %. La FIFPRO juge néanmoins que les normes de protection n’évoluent pas au même rythme que les revenus et l’exposition médiatique.
Les règles internationales sur la maternité introduites en 2021 ont réduit le nombre de joueuses citant la création d’une famille comme motif de départ. Le syndicat demande encore des garanties supplémentaires, notamment une prolongation automatique du contrat lorsqu’une joueuse tombe enceinte.




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