Le Fonds monétaire international prévoit une croissance de 4,5 % en Afrique subsaharienne en 2026 puis de 4,5 % en 2027, selon les Perspectives de l’économie mondiale publiées mardi 13 octobre. La région progresserait ainsi plus vite que l’économie mondiale sur les deux années.
Pour 2026, cette estimation est supérieure de 0,2 point à la prévision régionale de 4,3 % publiée par le FMI en avril. Le tableau actualisé maintient ensuite la croissance subsaharienne à 4,5 % en 2027.
À l’échelle mondiale, l’institution table désormais sur une hausse du produit intérieur brut de 3,1 % en 2026 et de 3,4 % en 2027. Le scénario repose notamment sur la solidité de l’investissement dans l’intelligence artificielle, tout en intégrant les effets de la guerre au Moyen-Orient et d’un pétrole resté au-dessus de 100 dollars le baril.
La moyenne régionale masque des écarts importants. L’Afrique du Sud ne progresserait que de 1 % en 2026 et de 1,3 % en 2027, selon le tableau de prévisions diffusé avec le rapport, tandis que plusieurs économies à faible revenu restent exposées au coût de la dette et aux chocs sur les importations.
Le FMI souligne que les marges budgétaires se réduisent dans de nombreux pays et que la remontée de l’inflation complique les arbitrages. Pour les États importateurs de carburants et d’engrais, la persistance de prix élevés peut peser sur les comptes extérieurs et sur le pouvoir d’achat.
Ces nouvelles projections ont été publiées pendant les réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok. L’institution appelle les gouvernements à préserver les dépenses prioritaires tout en renforçant des trajectoires budgétaires crédibles.




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