Le Premier ministre albanais Edi Rama a rejeté dimanche 18 octobre les appels à sa démission, au sixième jour d’une mobilisation étudiante devenue le principal défi politique de son quatrième mandat. Il a affirmé que les violences menaçaient la trajectoire européenne du pays davantage que son gouvernement.
Les manifestations, parties du mécontentement contre la corruption présumée, le chômage et la situation de l’éducation, se sont étendues de Tirana à plusieurs villes. Des bâtiments publics et des banques ont été incendiés ou endommagés, tandis que des manifestants ont lancé des pierres contre les forces de l’ordre.
La police a utilisé du gaz lacrymogène, des canons à eau et des projectiles en caoutchouc lors des affrontements du samedi 17 octobre devant le ministère de l’Éducation. Euronews Albania a rapporté 167 arrestations, 388 procédures pénales et 132 policiers blessés au terme des cinq premières journées.
Sept policiers ont été suspendus dans l’attente d’enquêtes disciplinaires sur un possible usage excessif de la force, selon le chef de la police Skënder Hita. Des manifestants et deux journalistes de Reuters ont été touchés par des projectiles en caoutchouc, sans bilan médical consolidé communiqué dimanche.
Edi Rama, au pouvoir depuis 2013, a accusé des intérêts étrangers non précisés d’alimenter la contestation. Cette affirmation n’a pas été étayée de manière indépendante. L’Albanie, qui vise une adhésion à l’Union européenne d’ici 2030, figure avec le Monténégro parmi les candidats les plus avancés des Balkans occidentaux.
Sources et corrections
https://www.reuters.com/world/albanian-pm-says-mass-protests-threat-eu-membership-not-government-2026-10-18/
https://www.euronews.com/2026/10/17/albanian-police-fire-rubber-bullets-and-arrest-hundreds-as-anti-government-protests-enter-
https://euronews.al/dita-e-5-te-e-protestes-perplasje-te-ashpra-ne-tirane-policia-qellon-me-plumba-gome-renea-rrethon-kryeministrine-shba-protestoni-pa-akte-dhune/




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