Deux officiers de l’armée égyptienne, dont un haut responsable des gardes-frontières, ont été tués pendant une opération contre l’extraction illégale d’or le long de la frontière avec le Soudan, a annoncé jeudi 5 novembre le porte-parole militaire Gharib Abdel-Hafez.
L’armée n’a pas précisé la date de leur mort. Elle mène depuis juin une campagne dans le désert oriental pour reprendre le contrôle des zones d’orpaillage et protéger les ressources minières du pays.
Trois phases de l’opération ont été achevées et une quatrième doit débuter samedi. Les autorités égyptiennes affirment avoir arrêté 151 ressortissants du pays et 540 étrangers depuis le lancement de la campagne.
Le porte-parole militaire a aussi fait état d’échanges d’informations avec les autorités soudanaises pour sécuriser la frontière. L’orpaillage artisanal s’est développé dans le nord du Soudan depuis le début de la guerre civile, tandis qu’une partie de la production transite clandestinement vers l’Égypte.
En octobre, le collectif d’avocats Emergency Lawyers avait accusé l’aviation égyptienne d’une frappe ayant fait au moins 72 morts parmi des mineurs dans le nord du Soudan. L’armée égyptienne n’avait pas répondu à cette accusation et avait indiqué avoir largué des tracts d’avertissement avant une opération contre des groupes qu’elle qualifiait de criminels.
Sources et corrections
Reuters, 5 novembre 2026, déclaration du porte-parole militaire, bilan des arrestations et calendrier de l’opération
Arab News, 6 novembre 2026, reprise détaillée de l’annonce militaire et contexte frontalier
Emergency Lawyers, déclaration d’octobre 2026 reprise par Reuters, accusation attribuée concernant une frappe au Soudan
Vérifications internes du 6 novembre 2026, distinction entre faits annoncés par l’armée et allégations du collectif




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