L’analyse génomique du seul cas confirmé d’Ebola au Nigeria montre que le virus est étroitement apparenté à celui détecté chez le patient index au Kenya, a annoncé vendredi 23 octobre le ministre nigérian de la Santé, Muhammad Ali Pate.
Cette proximité génétique ne permet toutefois pas d’établir une chaîne directe de transmission entre les deux cas. Le ministre a précisé qu’aucun déplacement du patient kényan vers le Nigeria n’avait été identifié et que les recherches se poursuivaient pour déterminer l’origine de l’infection prise en charge à Abuja.
Les analyses ont été réalisées avec les capacités de laboratoire du Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies ainsi qu’avec des installations associées au professeur Christian Happi à l’université Redeemer, dans l’État d’Osun.
Les autorités maintiennent à un le nombre de cas confirmés dans le pays. Les contacts identifiés ont été placés sous surveillance ou en quarantaine, tandis que certains résultats de tests sont revenus négatifs et que d’autres étaient encore attendus vendredi soir.
Jide Idris, directeur général du centre nigérian de contrôle des maladies, a rappelé que le virus se transmet par contact avec des fluides corporels et non par voie aérienne. Il a demandé aux établissements de santé de renforcer la détection, la notification et la protection du personnel.
La patiente avait développé des symptômes le 7 octobre, consulté dans un établissement privé d’Abuja le 11 octobre et été confirmée positive le 20 octobre. Les autorités avaient initialement recensé 44 contacts rapprochés à suivre.




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