Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Dette et recul de l’aide resserrent l’étau sur les pays en développement

La dette extérieure des pays en développement a atteint 12 300 milliards de dollars en 2025, année d’une chute record de 23,1 % de l’aide internationale.

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Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale, en 2023
Ajay Banga en mai 2023. Photographie d’archives, distincte des réunions annuelles d’octobre 2026 à Bangkok. Photo Adam Schultz, Maison-Blanche, domaine public. Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ajay_Banga.jpg.

La dette extérieure cumulée des pays en développement a atteint 12 300 milliards de dollars en 2025, tandis que l’aide publique au développement a chuté de 23,1 % en termes réels. Cette double pression pousse les institutions financières à rechercher davantage de capitaux privés.

Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, l’encours extérieur a augmenté de 508 milliards de dollars en un an. Le service total de la dette s’est établi à 1 600 milliards de dollars, alors que les intérêts sur la dette extérieure à long terme ont progressé de près de 14 %.

La contrainte est plus forte pour les économies les plus fragiles. Les pays les moins avancés ont consacré 18,2 % de leurs recettes d’exportation au service de la dette en 2025, selon le rapport de l’organisme onusien.

Dans le même temps, les membres et associés du Comité d’aide au développement de l’OCDE ont versé 174,3 milliards de dollars d’aide, contre 215,1 milliards en 2024. Le recul de 23,1 % est le plus important jamais enregistré et ramène l’effort collectif à 0,26 % de leur revenu national brut.

Aux réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Bangkok, le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, a défendu une combinaison de financements publics, d’investissements privés, de philanthropie et de technologie. Son institution estime que 1,2 milliard de jeunes arriveront sur le marché du travail au cours des dix à quinze prochaines années, pour environ 400 millions d’emplois attendus.

Le besoin de nouveaux financements ne fait pas disparaître les critiques. Des organisations de plaidoyer citées par Reuters ont reproché aux réunions de Bangkok de ne pas avoir produit de réponse d’urgence à la hauteur des paiements de dette et des besoins climatiques.

La Banque islamique de développement prévoit de mobiliser 10 milliards de dollars de financements en 2027. La Banque mondiale indique pour sa part avoir plus que triplé depuis 2022 les capitaux privés mobilisés pour des projets de développement.

Sources et corrections

https://www.reuters.com/world/high-debt-growing-strains-put-focus-need-new-development-approaches-2026-10-17/
https://unctad.org/publication/external-debt-sustainability-and-development-2026
https://www.oecd.org/en/about/news/press-releases/2026/04/international-aid-fell-sharply-in-2025-says-oecd.html
https://www.worldbank.org/en/news/speech/2026/10/16/remarks-by-world-bank-group-president-ajay-banga-at-the-2026-annual-meetings-plena

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