Des militants de Greenpeace Africa et d’Extinction Rebellion ont manifesté mardi 13 octobre devant African Energy Week au Cap pour demander l’arrêt de nouveaux projets pétroliers et gaziers sur le continent. La police a éloigné les protestataires de l’entrée de la conférence, selon des images et des témoignages recueillis sur place par l’Associated Press.
Les manifestants accusent les groupes énergétiques de présenter l’Afrique comme une nouvelle frontière pour les hydrocarbures alors que plusieurs régions subissent déjà des sécheresses, des incendies et des inondations aggravés par le réchauffement climatique. Ils réclament que les investissements soient orientés vers les énergies renouvelables et l’adaptation.
La mobilisation visait directement une conférence qui réunit responsables publics, investisseurs et entreprises du secteur. Les militants ont rebaptisé le rendez-vous pour dénoncer, selon eux, une exploitation des ressources qui ne profiterait pas suffisamment aux populations et prolongerait la dépendance aux combustibles fossiles.
Le gouvernement sud-africain défend pour sa part le gaz comme un complément aux énergies solaire et éolienne. Son argument repose sur la possibilité d’assurer une production électrique disponible lorsque les conditions météorologiques réduisent l’apport des renouvelables, dans un pays encore marqué par les difficultés de son système énergétique.
Le débat intervient alors que Shell prévoit jusqu’à cinq puits d’exploration en eaux profondes dans le bloc Northern Cape Ultra Deep, au large de la côte ouest sud-africaine. L’autorisation environnementale accordée au projet fait l’objet de recours, et aucune campagne de forage n’a encore été présentée comme acquise.
Les organisations mobilisées estiment que de nouveaux investissements dans le pétrole et le gaz seraient incompatibles avec la réduction des émissions prévue par l’accord de Paris. Les autorités et l’industrie soutiennent au contraire qu’une transition ordonnée doit aussi prendre en compte la sécurité énergétique et les besoins de développement du continent.




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