Le Burkina Faso prépare une stratégie nationale de gestion intégrée des déchets pour la période 2026-2030, avec l’objectif de mieux organiser la collecte, le tri, le transport et le traitement. Le projet a été présenté mercredi 14 octobre à Ouagadougou lors d’un point de presse du ministère chargé de l’Environnement.
Selon les chiffres communiqués par le directeur de l’assainissement et de la prévention des pollutions, Arouna Dolbzanga, le pays produit chaque année entre trois et quatre millions de tonnes de déchets. Ouagadougou et Bobo-Dioulasso en généreraient à elles seules entre 800 000 et 900 000 tonnes. Ces estimations restent attribuées à l’administration burkinabè.
Le dispositif annoncé prévoit l’installation de poubelles dans les espaces publics ainsi qu’un appui aux femmes et aux petites entreprises actives dans la collecte. Le ministère évoque notamment des moyens de transport modernisés et des équipements de protection, deux besoins régulièrement signalés dans une activité encore largement informelle.
Les autorités veulent également renforcer la sensibilisation avant d’appliquer les sanctions prévues par les textes. La police environnementale et la brigade Laabal doivent participer au contrôle, tandis qu’un cadre opérationnel distinct couvrira la période 2026-2028 pour coordonner les différentes étapes de la filière.
Le programme Eco-Tampourés fait partie des instruments cités. Il prévoit la production de 100 000 poubelles locales, le tri à la source et la valorisation de certaines matières, notamment par le compostage et la fabrication de pavés à partir de plastique recyclé.
La présentation du 14 octobre a été rapportée par l’Agence d’information du Burkina.
Sources et corrections
https://www.aib.media/?p=170642




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