Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Au Burkina Faso, les opérations de la cataracte bondissent de 65 %

Le nombre d’opérations de la cataracte est passé de 10 421 en 2024 à 17 163 en 2025, selon le ministère burkinabè de la Santé. Les autorités veulent maintenant renforcer le dépistage et la formation.

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Un optométriste examine les yeux d’une patiente avec une lampe à fente, photographie d’archives
Examen ophtalmologique au Ghana en 2017. Photographie d’archives, sans lien direct avec les données burkinabè. Crédit Gkbediako, CC BY-SA 4.0.

Le Burkina Faso a enregistré une hausse de 65 % des opérations de la cataracte entre 2024 et 2025, selon les données présentées mercredi 14 octobre par le ministre de la Santé, Jean Claude Kargougou. Le nombre d’interventions est passé de 10 421 à 17 163 en un an.

Les consultations pour cataracte ont progressé dans le même temps de 55 710 à 66 321, soit une augmentation d’environ 19 %. Le ministre a livré ces chiffres à l’université Joseph Ki-Zerbo, lors d’une rencontre consacrée à la santé oculaire.

Les données officielles situent la prévalence estimée de la cécité à 2 % de la population. Elles font également état d’une hausse des cas de glaucome enregistrés, de 20 450 à 25 280 entre 2024 et 2025. Les opérations liées à cette maladie sont passées de 102 à 188.

Ces chiffres décrivent l’activité des structures de santé et les cas recensés. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de mesurer l’évolution réelle de toutes les maladies oculaires dans la population ni l’accès aux soins dans chaque région.

Le gouvernement a créé en 2025 un Programme national de santé oculaire. Cinquante médecins généralistes ont commencé cette même année une formation en ophtalmologie, avant le recrutement de vingt autres en 2026. L’objectif annoncé est d’élargir l’offre spécialisée au-delà des principaux centres urbains.

Le ministère prévoit aussi de relancer en 2027 les concours professionnels destinés à la formation d’infirmiers spécialisés. Des actions de dépistage scolaire et des campagnes ciblant les personnes vulnérables doivent compléter le dispositif.

La cataracte demeure une cause évitable de perte de vision lorsqu’elle peut être diagnostiquée et opérée. Le ministère n’a pas détaillé, lors de cette présentation, la répartition régionale des interventions ni les délais moyens d’accès à une chirurgie.

Sources et corrections

https://www.aib.media/?p=170648

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