La situation sur le puits Goumeri W-8 restait partiellement contenue lundi 12 octobre, dix-huit jours après une éruption de pétrole brut et de gaz dans le bloc d’Agadem, a annoncé le ministère nigérien du Pétrole. Aucun décès n’a été signalé, mais deux employés exposés au début de l’incident ont été hospitalisés et pris en charge.
L’éruption s’est produite le 25 septembre sur un puits exploité par CNPC Niger Petroleum. Selon le communiqué ministériel relayé par l’Agence nigérienne de presse, le pétrole et le gaz ont été projetés à plus de dix mètres de hauteur. Des équipes spécialisées travaillent jour et nuit pour sécuriser les installations, contenir les écoulements et arrêter l’éruption.
La plateforme du puits W-8, partagée avec les puits Goumeri W-3 et W-4, a subi d’importants dégâts qui ont aussi compromis l’intégrité des deux installations voisines. Les premières constatations écartent la piste criminelle ou terroriste, a indiqué le ministère, tout en soulignant que la cause exacte n’était pas encore établie.
Une enquête indépendante doit déterminer l’origine de l’incident et établir les responsabilités avec l’appui d’une expertise algérienne. Le gouvernement affirme avoir engagé des mesures conservatoires et de contrôle à l’égard de l’opérateur et promet que les dommages seront pris en charge conformément aux textes en vigueur.
Sur le site, le brut est contenu dans des digues, des tranchées et des bassins avant d’être récupéré puis acheminé vers la station de traitement de Goumeri. La surveillance des gaz, la restriction des accès et les mesures de prévention des incendies ont été renforcées.
Le ministère demande aux populations riveraines de respecter le périmètre de sécurité. Il assure que l’incident reste circonscrit à la plateforme des puits W-8, W-3 et W-4, tandis que la protection des personnes, la limitation des dommages environnementaux et l’arrêt définitif de l’éruption demeurent les priorités annoncées.




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