Le gouvernement malien a demandé la réouverture, dans un délai d’une semaine, de plusieurs marchés à bétail touchés par les perturbations d’approvisionnement, au terme d’une réunion tenue lundi 12 octobre à Bamako. L’objectif affiché est de rétablir les flux vers les centres de consommation et de limiter la hausse du prix de la viande.
La décision a été annoncée lors de la deuxième réunion de suivi présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. Les marchés cités comprennent notamment ceux de Nioro, Niono, Nara, Fatoma et Kona. Leur fonctionnement dépend toutefois des conditions de sécurité et de circulation sur les axes d’acheminement.
La pression sur les prix s’est accentuée ces derniers mois. Selon les données reprises par L’Essor, le prix moyen national de la viande avec os est passé de 3 211 FCFA le kilo à la fin avril à 3 502 FCFA entre le 28 septembre et le 4 octobre. À Bamako, les niveaux observés atteignent couramment 4 300 à 4 500 FCFA, contre 3 800 à 4 000 FCFA au printemps.
Les mesures retenues portent aussi sur la sécurisation des circuits d’approvisionnement, l’organisation de convois et l’allègement de certaines contraintes de transport. Les autorités veulent également développer les cultures fourragères et diversifier l’alimentation animale afin de réduire les coûts supportés par les éleveurs.
Une suspension temporaire des exportations de bovins, pour une durée allant de six à douze mois, reste à l’étude. Cette option n’a pas été présentée comme une décision acquise. Elle doit encore être évaluée au regard des besoins du marché intérieur et des conséquences pour les acteurs de la filière.
Une première concertation, organisée le 7 octobre, avait surtout dressé le constat de la flambée des prix et instauré un suivi régulier. La réunion du 12 octobre marque une nouvelle étape avec un calendrier de réouverture et des engagements portant sur la sécurité des marchés et des corridors d’approvisionnement.




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