La République démocratique du Congo a franchi le seuil de 9 000 cas confirmés dans l’épidémie d’Ebola en cours, avec 9 066 infections et 4 381 décès recensés dans le dernier rapport de situation de l’institut national de santé publique. Ces données, rendues publiques mardi 13 octobre, font de cet épisode le plus important et le plus meurtrier jamais enregistré dans le pays.
L’épidémie, déclarée en mai, est provoquée par la souche Bundibugyo du virus. Elle a désormais dépassé celle de 2018 à 2020 dans l’est du pays, qui constituait jusqu’ici la crise d’Ebola la plus grave de l’histoire congolaise.
Les chiffres les plus récents montrent que la transmission reste soutenue. L’Organisation mondiale de la santé comptabilisait encore 8 728 cas confirmés et 4 205 décès au 6 octobre. En l’espace d’une semaine, le bilan national a donc augmenté de 338 cas et 176 décès, selon la comparaison entre les deux rapports.
Au 6 octobre, l’OMS recensait des cas dans 64 zones de santé réparties sur sept provinces. L’Ituri demeurait l’épicentre avec 6 480 cas confirmés, devant le Nord-Kivu, tandis que des foyers persistaient aussi dans le Haut-Uélé, la Tshopo, le Bas-Uélé, le Sud-Kivu et le Sud-Ubangi.
La souche Bundibugyo ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement approuvé. Le suivi des contacts demeure en outre sous pression, avec 80,4 % des personnes exposées retrouvées dans la dernière période documentée par l’OMS, en dessous de la cible opérationnelle fixée pour la riposte.
L’épidémie a aussi franchi les frontières congolaises. L’Ouganda a déclaré sa flambée terminée en août après vingt cas et deux décès, tandis que le Kenya a confirmé début octobre un cas importé mortel chez un voyageur arrivé de RDC en passant par l’Ouganda. À l’échelle mondiale, seule l’épidémie de 2014 à 2016 en Afrique de l’Ouest a provoqué davantage de cas et de décès.




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