Le Mali a annoncé mardi avoir pris des dispositions pour accueillir des ressortissants de plusieurs nationalités arrivant à sa frontière avec la Guinée et organiser leur retour vers leurs pays d’origine, après des opérations guinéennes contre l’orpaillage clandestin.
Le Centre de coordination et de gestion des crises a signalé cet afflux le 3 novembre à l’issue d’une réunion d’urgence au ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile. Les personnes concernées se dirigeaient vers le district de Bamako, selon son communiqué.
Aucun bilan chiffré n’a été communiqué. Le centre a fait état d’un mouvement important et demandé aux populations de rester calmes et de collaborer avec les forces de défense et de sécurité chargées de l’accueil.
En Guinée, le gouvernement avait annoncé le 2 novembre l’arrêt de l’exploitation anarchique de l’or dans la préfecture de Siguiri. Un communiqué conjoint de cinq ministères prévoit un déploiement permanent des forces de défense et de sécurité dans les zones concernées.
Les autorités guinéennes ont notamment ciblé les exploitations installées sur les berges et dans le lit du fleuve Niger, sur des terres agricoles et dans des espaces protégés. Elles invoquent la dégradation de l’environnement et les risques liés à l’extraction illégale.
Le centre malien attribue le mouvement observé à la frontière à ces opérations. Les services mobilisés doivent assurer l’accueil des personnes concernées avant leur retour organisé vers leurs pays d’origine.
Sources et corrections
["https://malijet.com/a_la_une_du_mali/312655-frontiere-mali-guinee-afflux-de-ressortissants-etrangers-v.html","https://www.echosmedias.org/frontiere-mali-guinee-vague-de-deplacements-suite-au-coup-de-file-contre-les-mines-clandestines/","https://sn.ambaguinee.org/?p=119637"]




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