L’Organisation des Nations unies a engagé dimanche 1er novembre la liquidation de la MINURSO, sa mission au Sahara occidental, après l’expiration de son mandat et trente-cinq années de présence sur le territoire disputé.
Une équipe réduite doit désormais organiser le rapatriement du personnel, le retour ou la cession des équipements et la fermeture progressive des installations. Cette phase administrative intervient après l’arrêt des activités opérationnelles de la mission.
Le Conseil de sécurité n’a pas réussi à s’accorder sur une prolongation. La Russie a opposé son veto à un projet présenté par les États-Unis, tandis qu’un texte concurrent soutenu par Moscou n’a pas obtenu l’appui nécessaire. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé les parties à reprendre la voie d’une solution politique prévoyant l’autodétermination.
Le Maroc a accueilli favorablement la fin de la mission, alors que le Front Polisario et l’Algérie l’ont dénoncée. Rabat contrôle la majeure partie du Sahara occidental et défend un plan d’autonomie sous souveraineté marocaine. Le Polisario réclame un référendum incluant l’option de l’indépendance.
Créée en 1991 pour surveiller le cessez-le-feu et préparer une consultation qui n’a jamais eu lieu, la MINURSO disposait d’un effectif autorisé de 534 personnes et d’un budget annuel supérieur à 62 millions de dollars. Vingt membres de la mission sont morts durant son déploiement.
Le cessez-le-feu a été rompu en 2020, sans qu’un nouveau cadre politique durable soit trouvé. Le démantèlement engagé le 1er novembre clôt la présence opérationnelle de la mission, mais ne règle pas le statut du territoire.




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