Dimanche 1 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

L’Égypte signe un financement d’un milliard de dollars pour soutenir ses réformes

Le Caire a formalisé dimanche avec la Banque mondiale un financement d’un milliard de dollars destiné aux réformes économiques, à la création d’emplois privés et à la protection des ménages vulnérables.

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Bâtiment de la Banque mondiale à Washington
Le bâtiment H de la Banque mondiale à Washington, photographié en 2013. Image d’archives.

L’Égypte et la Banque mondiale ont signé dimanche 1er novembre un accord de financement d’un milliard de dollars destiné à soutenir les réformes économiques du pays, plusieurs mois après l’approbation de cette enveloppe par le conseil d’administration de l’institution.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et le directeur régional de la Banque mondiale, Alwaleed Alatabani, ont paraphé l’accord en présence du Premier ministre Mostafa Madbouly, selon le Service d’information de l’État égyptien. Le financement correspond à la deuxième phase d’un programme d’appui aux politiques de développement.

L’opération doit accompagner la création d’emplois tirée par le secteur privé, renforcer la gestion des finances publiques et accélérer la transition vers une économie plus verte. La Banque mondiale avait approuvé le dispositif le 8 mai, ce qui distingue la décision de financement de sa formalisation intervenue dimanche au Caire.

Le montage comprend une garantie britannique de 200 millions de dollars. Il appuie notamment les réformes portant sur la gouvernance des entreprises publiques, la mobilisation des recettes intérieures et le développement des marchés de la dette en monnaie locale.

Le programme prévoit aussi de mieux cibler la protection sociale. Les bénéficiaires de Takaful et Karama, le principal mécanisme égyptien de transferts monétaires, doivent notamment être inscrits automatiquement au système universel d’assurance maladie.

Les mesures soutenues concernent également les marchés du carbone, la réduction des émissions industrielles ainsi que la viabilité financière des secteurs de l’électricité et de l’eau. Pour les autorités égyptiennes, l’enjeu est de consolider la stabilité macroéconomique tout en laissant davantage de place à l’investissement privé.

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