Les principaux groupements de transport collectif du Ghana ont menacé de suspendre leurs services à partir de dimanche si la police met en service TraffiTech-GH sans libérer les arrêts de bus et les passages piétons occupés par des vendeurs.
La menace figure dans une déclaration commune datée du 31 octobre et signée notamment par le Ghana Private Road Transport Union, le Commercial Transport Operators of Ghana et le Concerned Drivers Association of Ghana. Les organisations ont demandé aux voyageurs de prévoir des solutions de remplacement si leur mot d’ordre est appliqué.
Les transporteurs citent Kaneshie, Circle, Madina, Kasoa et Kejetia parmi les secteurs où les espaces réservés aux véhicules seraient encombrés. Ils estiment que les chauffeurs risquent d’être sanctionnés lorsqu’ils s’arrêtent ailleurs pour prendre ou déposer des passagers, faute d’accès aux emplacements prévus.
TraffiTech-GH doit utiliser des caméras, des capteurs et des dispositifs de mesure de vitesse pour relever notamment les excès de vitesse et les franchissements de feux rouges. La police ghanéenne avait reporté son déploiement du 1er octobre au 1er novembre afin de prolonger l’information du public. Les images doivent être examinées par des agents avant l’envoi d’un avis électronique d’infraction.
David Agboado, porte-parole du Concerned Drivers Association, a déclaré à Citi News que plusieurs associations s’étaient accordées sur un retrait des véhicules si le système entrait en vigueur sans réponse à leurs demandes. Aucune confirmation indépendante d’un arrêt général du transport collectif n’était disponible dimanche matin, et les autorités n’avaient pas encore annoncé de modification du calendrier.




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