Vendredi 30 octobre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Le Niger sépare la supervision et les opérations de sûreté dans ses aéroports

Un nouvel organe doit coordonner la sûreté aéroportuaire au Niger, tandis que l’ANAC conservera ses responsabilités de supervision.

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Façade de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey
Façade de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey. Photographie d’archives et d’illustration, sans lien direct avec la réunion du Conseil des ministres. Barke11 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le gouvernement nigérien a adopté jeudi 29 octobre un décret créant un Organe de coordination de la sûreté et de la facilitation de l’aviation civile. Le nouveau dispositif doit séparer les fonctions de supervision des missions opérationnelles dans les plateformes aéroportuaires du pays.

Jusqu’ici, la Gendarmerie, la Police nationale, les Douanes et d’autres services intervenaient sous la coordination de l’Agence nationale de l’aviation civile. Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette organisation associait des structures chargées du contrôle à la conduite directe des opérations.

L’ANAC-Niger doit désormais se concentrer sur la supervision. L’organe nouvellement créé, désigné par le sigle OCSF dans le décret, prendra en charge la coordination et la mise en œuvre opérationnelle des mesures de sûreté et de facilitation.

Le texte vise à renforcer la protection des aéroports et s’inscrit, selon les autorités, dans les dispositions de la Convention relative à l’aviation civile internationale. Le communiqué ne précise ni le calendrier d’installation de l’OCSF ni les moyens qui lui seront affectés.

Le même Conseil des ministres a également encadré le fonctionnement du Comité national de l’environnement des aéroports et du Comité national de sûreté de l’aviation. Le premier doit notamment examiner les nuisances sonores et les activités riveraines susceptibles d’affecter la sécurité des vols.

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