Le ministère burkinabè de la Sécurité a mis en garde jeudi 29 octobre contre des pratiques présumées de racket et de corruption lors de contrôles routiers impliquant la carte Laabal. Le communiqué officiel s’appuie sur des témoignages de citoyens et ne présente pas ces accusations comme des faits judiciairement établis.
Selon le ministère, certains agents chargés des contrôles utiliseraient la carte comme moyen de pression sur des automobilistes et des motocyclistes en infraction. Le ministre Mahamadou Sana juge que de tels comportements détourneraient l’outil de sa vocation et seraient contraires aux exigences d’intégrité et de probité.
La carte Laabal a été instituée pour éviter la saisie systématique des véhicules des contrevenants et leur permettre de payer leur amende à une date choisie. Le ministère insiste sur son rôle de facilitation et précise que l’exécution de travaux d’intérêt commun ne constitue pas sa finalité principale.
Les usagers en infraction sont invités à exiger la carte au cours du contrôle. Cette démarche sera considérée comme un acte citoyen et pourrait constituer une circonstance atténuante, indique le communiqué, sans détailler les conditions d’application de cette mesure.
Le ministère appelle enfin les usagers et les agents de sécurité à la courtoisie et au respect mutuel. Il maintient ses encouragements aux forces de défense et de sécurité tout en rappelant que les contrôles doivent être conduits dans la transparence et le respect de la loi.




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