Jeudi 29 octobre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Au Burkina Faso, la Ligue de la Souveraineté promet 740 emplois directs

Un championnat de 20 équipes régionales doit être lancé de janvier à juin. Ses promoteurs annoncent 740 emplois directs et des contrats assortis d’une couverture maladie et accident.

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Vue du Stade du 4-Août à Ouagadougou
Le Stade du 4-Août à Ouagadougou en décembre 2025. Photo d’archives, distincte de la présentation de la Ligue de la Souveraineté le 24 octobre 2026. ChéRatou / Wikimedia Commons, CC0.

Un nouveau championnat de football baptisé Ligue de la Souveraineté doit réunir 20 équipes représentant les 17 régions du Burkina Faso et créer 740 emplois directs, selon le projet présenté samedi 24 octobre à Ouagadougou par son responsable exécutif, Adama Guira.

La phase pilote est annoncée de janvier à juin. Les équipes seront réparties en deux poules de dix et chacune disputera 18 rencontres aller-retour. Les quatre premières de chaque groupe doivent ensuite accéder à un tournoi final à huit, organisé alternativement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.

Le dispositif prévoit une équipe pour chaque région ainsi que des formations supplémentaires pour le Kadiogo et le Houet. Les organisateurs disent vouloir réduire la concentration du football national dans les deux principales villes du pays et faire émerger davantage de joueurs issus des régions.

Les joueurs devront être burkinabè et âgés d’au moins 16 ans. Adama Guira a annoncé des contrats écrits, une rémunération versée toute l’année ainsi qu’une assurance maladie et accident. Au moins la moitié de chaque effectif devrait provenir de la région représentée.

Chaque formation doit aussi disposer d’un encadrement de sept personnes comprenant notamment un entraîneur, un préparateur physique, un kinésithérapeute, un médecin et un intendant. Le promoteur évoque un salaire minimum mensuel de 300 000 FCFA pour ces personnels, sans condition de diplôme pour les candidatures.

Le projet prévoit enfin une base nationale de données sur les joueurs, des mécanismes d’audit et une chambre d’appel. Son déploiement en dehors de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso dépendra toutefois de la disponibilité de stades homologués, un objectif que les promoteurs situent à l’horizon 2028.

Sources et corrections

https://www.aib.media/?p=172138

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