L’ancien président haïtien Michel Martelly a déposé vendredi 23 octobre sa candidature à la prochaine élection présidentielle sous la bannière de la coalition Debloke. Son dossier reste soumis à la vérification et à la validation du Conseil électoral provisoire.
L’élection avait initialement été annoncée pour le 13 décembre. Cette date n’est toutefois plus confirmée depuis que le Conseil électoral a reporté le début de la campagne le 5 octobre, prolongé le dépôt des candidatures jusqu’au 31 octobre et annoncé la préparation d’un calendrier révisé.
Michel Martelly, ancien chanteur connu sous le nom de Sweet Micky, a dirigé Haïti de 2011 à 2016. Son retour intervient dans une compétition encore provisoire, avec 16 candidatures présidentielles enregistrées selon le suivi actualisé le 24 octobre par Haïti Policy House.
L’ancien président figure sur des listes de sanctions des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne. Les autorités américaines et canadiennes l’ont notamment accusé d’avoir facilité le trafic de drogue et soutenu des gangs. Ces désignations restent des mesures administratives et ne valent pas condamnation pénale.
Les règles électorales publiées pour le cycle en cours prévoient notamment l’exclusion des personnes visées par des sanctions applicables du Conseil de sécurité de l’ONU. La présence de Martelly sur d’autres listes étrangères ne suffit donc pas, à elle seule, à établir son inéligibilité, qui doit être tranchée par l’institution électorale.
Haïti n’a plus organisé d’élections générales depuis 2016. La préparation du scrutin se déroule dans un contexte de forte insécurité et de déplacements massifs, plusieurs communes contrôlées ou influencées par des groupes armés ne disposant toujours pas de centres électoraux opérationnels.




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