La police française a interpellé 1 314 personnes lors des manifestations organisées samedi 24 octobre dans plusieurs villes, selon un bilan provisoire publié dimanche par le ministère de l’Intérieur. Les autorités ont également recensé 53 policiers et gendarmes blessés.
Le gouvernement a évalué la mobilisation à 410 000 participants dans tout le pays, dont 110 000 à Paris. Les organisateurs ont avancé un chiffre national pouvant atteindre 800 000 personnes, un écart qui n’a pas été vérifié indépendamment.
Les rassemblements visaient notamment la hausse du coût de la vie et l’état des services publics. Les cortèges syndicaux se sont déroulés sans incident majeur pendant une grande partie de la journée, avant des affrontements dans la capitale et dans plusieurs grandes villes, selon les comptes rendus disponibles.
Le ministère a signalé 75 interventions des pompiers et le pillage de 24 commerces. À Paris, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes après des heurts près de l’arrivée du cortège. Des incidents ont aussi été rapportés à Lyon, Marseille, Nantes et Rennes.
Cette nouvelle mobilisation intervenait une semaine après une première journée marquée par des violences plus importantes. Environ 70 000 policiers et gendarmes avaient été déployés samedi, tandis que plusieurs musées et manifestations culturelles avaient fermé ou modifié leur programme par précaution.
Les organisateurs ont annoncé d’autres actions, dont une mobilisation interprofessionnelle prévue le 5 novembre. Le bilan de samedi reste susceptible d’être actualisé à mesure que les procédures judiciaires et les signalements sont consolidés.




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