Kodal Minerals veut étendre ses activités dans le lithium à plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest en s’appuyant sur la mine de Bougouni au Mali, entrée en production en 2025. Le groupe coté à Londres entend financer cette expansion avec sa trésorerie et les revenus générés par le site malien.
Son directeur général Bernard Aylward a déclaré à Reuters que l’entreprise cherchait à constituer un portefeuille régional plus large, après quinze à dix-huit années d’expérience en Afrique de l’Ouest. Kodal exploite Bougouni dans le cadre d’une coentreprise avec le groupe chinois Hainan Mining.
La société a conclu en octobre un accord lui permettant d’acquérir progressivement jusqu’à 80 % du projet de lithium d’Asamankese, dans la région orientale du Ghana. Elle assurera le rôle d’opérateur et devra remplir plusieurs étapes de paiement, d’exploration et de développement.
Les premiers résultats géologiques d’Asamankese présentent, selon Kodal, des similitudes avec les débuts de l’exploration à Bougouni. Cette comparaison reste une appréciation de l’entreprise et ne constitue pas encore une estimation indépendante de ressources commercialement exploitables.
À Bougouni, la première phase repose sur une unité de séparation en milieu dense visant environ 125 000 tonnes par an de concentré de spodumène. Le groupe prévoit ensuite une unité de flottation d’une capacité annoncée de 230 000 tonnes par an, sous réserve du financement et des autorisations nécessaires.
Le regain des prix du lithium a amélioré les perspectives du secteur après un ralentissement qui avait retardé plusieurs projets. Kodal mise sur la demande liée aux véhicules électriques, au stockage d’énergie et à l’électronique, tout en écartant pour l’instant une nouvelle levée de fonds en actions.
Cette stratégie place Bougouni au centre d’un réseau minier qui pourrait s’étendre au Ghana et aux actifs aurifères détenus par le groupe au Mali et en Côte d’Ivoire. Elle intervient alors que plusieurs États ouest-africains cherchent à accroître la valeur locale tirée de leurs minerais critiques.




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