L’armée malienne affirme avoir « neutralisé » plus de 4 880 personnes qu’elle qualifie de terroristes et détruit 162 bases entre mai et le 20 octobre 2026, selon un bilan présenté vendredi à Bamako par le directeur de l’information et des relations publiques des Armées, le colonel-major Bakary Bocar Maïga.
Ces données proviennent des autorités militaires et n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante. Le terme « neutralisé », employé par la hiérarchie, ne précise pas la répartition entre personnes tuées, blessées ou capturées.
Dans cette présentation relayée par l’Agence malienne de presse, la DIRPA a également fait état de 1 887 missions aériennes de surveillance et de 791 frappes entre mai et septembre, puis de 65 frappes supplémentaires du 1er au 20 octobre. Elle affirme que 315 véhicules et 1 300 motocyclettes ont été détruits pendant cette période.
Le colonel-major Maïga a rattaché ce bilan à une campagne engagée après les attaques du 25 avril. Il a notamment évoqué l’offensive lancée le 6 octobre autour de Kidal dans le cadre de l’opération Dougoukoloko et d’un ordre opérationnel complémentaire baptisé Cram-Cram.
Des opérations revendiquées sur plusieurs fronts
Dans le centre du pays, l’armée dit avoir neutralisé plus de 200 combattants et détruit dix véhicules ainsi que 95 motocyclettes lors d’actions conduites notamment dans les régions de Ségou, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou et Taoudéni.
Au sud, les autorités militaires indiquent avoir ciblé des refuges de groupes armés avec l’appui d’Africa Corps et sécurisé des axes de ravitaillement. Elles assurent que 2 556 citernes ont été escortées en septembre sur l’axe Kadiana-Bamako.
La DIRPA a aussi annoncé l’intégration de 548 nouveaux sous-officiers, de près de 2 700 recrues et de 2 400 jeunes du Service national des jeunes, dont 800 femmes. Elle a rappelé l’interdiction de circuler hors des grands centres urbains avec des engins à deux roues de 125 cm³ ou plus, en vigueur depuis un arrêté du 3 juin.




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