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Les États-Unis relèvent leur avis de voyage pour le Kenya au niveau 3

Washington demande désormais aux voyageurs de reconsidérer leurs déplacements au Kenya, invoquant notamment le risque sanitaire lié à Ebola ainsi que la criminalité, les enlèvements et le terrorisme.

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Personnel soignant en équipement de protection lors d’une riposte contre Ebola
Personnel soignant pendant une riposte contre Ebola en République démocratique du Congo. Image d’archive, distincte de la situation au Kenya.

Les États-Unis ont relevé lundi 19 octobre leur avis de voyage pour le Kenya du niveau 2 au niveau 3, qui recommande de reconsidérer tout déplacement dans le pays. Le département d’État américain explique ce changement par une aggravation des risques sanitaires.

L’avis mentionne aussi la criminalité, les enlèvements, le terrorisme, les troubles civils et la sécurité routière. Il ne constitue pas une interdiction générale de voyager, mais appelle les ressortissants américains à réévaluer leur projet et à renforcer leurs précautions.

Washington maintient une consigne plus stricte de niveau 4 pour plusieurs zones. Elle concerne notamment les quartiers d’Eastleigh et de Kibera à Nairobi ainsi que les comtés de Garissa, Wajir, Mandera, Lamu et Tana River, à l’exception du parc national de Tsavo. Certaines parties de Kilifi, du littoral au nord de Malindi, de West Pokot, de Turkana et de Marsabit sont également visées.

La décision intervient alors que le Kenya a confirmé dimanche un huitième cas d’Ebola. Cette personne se trouvait déjà en quarantaine après avoir été identifiée comme contact du premier patient, arrivé de République démocratique du Congo via l’Ouganda.

Sur environ 130 contacts recensés après le décès du premier malade le 5 octobre, 128 restaient en quarantaine dimanche. Six des autres patients étaient dans un état stable, selon le directeur général de la santé kényan Patrick Amoth. Les autorités n’avaient pas signalé de transmission communautaire.

Le département d’État avertit également que les capacités médicales sont limitées dans de nombreuses zones rurales et que certaines prises en charge peuvent nécessiter une évacuation sanitaire payante. Le Kenya a renforcé le contrôle des voyageurs et réservé une porte de l’aéroport de Nairobi aux vols venant de dix pays considérés à risque.

Sources et corrections

Département d’État américain, Reuters, Associated Press

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