L’ancien président sud-africain Thabo Mbeki a nié lundi 19 octobre avoir ordonné ou autorisé le ralentissement des poursuites visant des crimes commis sous l’apartheid. Il témoignait à Johannesburg devant une commission judiciaire chargée d’examiner les raisons de décennies de retards.
Thabo Mbeki a affirmé qu’aucun accord secret n’avait été conclu pour protéger des responsables et que l’Autorité nationale des poursuites devait expliquer ses propres décisions. Il a reconnu avoir participé à des réunions sur le suivi de la Commission vérité et réconciliation, tout en assurant qu’elles visaient à faire avancer le processus.
L’enquête avait été décidée par le président Cyril Ramaphosa après des procédures engagées par des familles de victimes. Celles-ci accusent l’État d’avoir laissé en sommeil des centaines de dossiers renvoyés par la Commission vérité et réconciliation.
Environ 7 000 demandes d’amnistie avaient été déposées devant la commission. Près de 850 avaient été accordées et environ 5 400 refusées à la fin de l’année 2000, selon les données rappelées lors de l’audience. Quelque 300 dossiers avaient ensuite été orientés vers les autorités judiciaires, mais très peu ont abouti à des poursuites.
L’audition de Thabo Mbeki doit se poursuivre mardi. D’anciens ministres sont également attendus devant la commission, tandis que la comparution de l’ancien président Jacob Zuma a été reportée.
Sources et corrections
https://apnews.com/article/south-africa-mbeki-apartheid-justice-inquest-amnesty-de8421281c3e7198e40f6dd31a1a9f71
https://www.ewn.co.za/2026/10/19/mbeki-denies-state-interference-in-apartheid-era-prosecutions




Réagir à cet article