Le Mali a pris la présidence du conseil des ministres de l’Autorité du bassin de la Volta, à l’issue d’une session tenue le 16 octobre à Bamako. Ce passage de témoin intervient après sept années sans réunion ordinaire de cette instance chargée de coordonner la gestion de l’eau entre six pays d’Afrique de l’Ouest.
La huitième session ordinaire a rassemblé les États membres de l’organisation, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Bamako doit assurer la présidence pendant deux ans, après le Ghana qui occupait cette fonction depuis 2019.
Les ministres ont adopté un budget de 3,037 milliards de francs CFA pour 2026 et une programmation de 2,575 milliards pour 2027. Ils ont aussi demandé à la direction exécutive de préparer, d’ici au 31 décembre 2026, un calendrier d’apurement des dettes de l’institution, afin de clarifier ses engagements financiers.
La relance du conseil ministériel doit permettre d’accélérer plusieurs dossiers restés en attente. Les décisions annoncées portent notamment sur les études du projet de barrage de Noumbiel, situé sur la Volta Noire entre le Burkina Faso et le Ghana, ainsi que sur le financement des programmes communs.
Le bassin de la Volta couvre environ 400 000 kilomètres carrés. Il concentre des usages agricoles, énergétiques et domestiques qui rendent indispensable la coordination entre les États, notamment en période de sécheresse ou de fortes crues.
La reprise des réunions ne règle pas à elle seule les difficultés accumulées depuis 2019. Elle rétablit toutefois un cadre politique pour traiter les dettes, arbitrer les priorités et suivre les projets transfrontaliers dont dépendent plusieurs millions d’habitants.
Sources et corrections
https://amap.ml/autorite-du-bassin-de-la-volta-le-mali-prend-la-presidence-du-conseil-des-ministres/
https://fr.apanews.net/news/bassin-de-la-volta-le-mali-prend-la-presidence-apres-sept-ans-de-blocage/




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