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Au Mali, 40 dossiers du Vérificateur général sont transmis à la justice

Les rapports 2024 et 2025 du Bureau du Vérificateur général font état de 94 missions, de plus de 2,4 milliards de francs CFA régularisés ou versés au Trésor et de 40 transmissions à la justice.

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La place des gouverneurs dans le quartier de Koulouba à Bamako
La place des gouverneurs à Koulouba, Bamako, en 2008. Image d’archives, distincte de la remise des rapports du Vérificateur général. © Rgaudin / Wikimedia Commons / domaine public

Le Bureau du Vérificateur général du Mali a transmis à la justice 40 dossiers portant sur des faits susceptibles de constituer des infractions pénales et financières, selon les rapports 2024 et 2025 remis mercredi 14 octobre au président de la Transition, Assimi Goïta. Ces transmissions ouvrent une phase judiciaire et ne valent pas déclaration de culpabilité.

Le Vérificateur général, Abdoul Aziz Aguissa, a présenté au Palais de Koulouba les résultats de 94 missions menées sur les deux années. La remise simultanée des deux rapports s’explique par le changement de mandat intervenu en 2025 à la tête de l’institution de contrôle.

Le rapport 2024 rassemble 44 missions dans des secteurs comprenant le développement rural, la santé et les transports. D’après les éléments rendus publics, les vérificateurs ont notamment relevé des défauts de comptabilité des matières, l’absence de manuels de procédures validés et des ouvertures irrégulières de comptes bancaires publics. Le rapport 2025 porte sur 50 missions et près de 80 % des saisines reçues proviendraient de citoyens ou d’institutions.

Le BVG indique que ses travaux ont conduit à la régularisation et au versement de plus de 2,4 milliards de francs CFA au Trésor public. Ce montant correspond aux sommes régularisées ou recouvrées après les contrôles et ne constitue pas une estimation globale des pertes liées aux irrégularités examinées.

Assimi Goïta a demandé un renforcement des mécanismes de prévention et de la coopération entre le BVG, les structures judiciaires et les services financiers. Il a également distingué les insuffisances administratives des actes de corruption, tout en appelant à traiter les manquements graves selon les procédures prévues.

Sources et corrections

https://amap.ml/tag/bvg/
https://www.ortm.ml/index.php/e-4
https://bvg-mali.org/rapports-annuels/

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