Donald Trump a annoncé mercredi le lancement prochain d’une exploration massive du pétrole, du gaz et des minerais au Groenland, sans nommer de société, de site ni de calendrier. Les règles locales ne permettent pourtant pas un démarrage automatique de nouveaux projets.
Le président américain s’est exprimé après un accord de sécurité conclu en septembre avec le Danemark et le Groenland. Cet accord facilite le renforcement de la présence militaire américaine, mais n’accorde aucun droit spécial d’exploration aux États-Unis, selon l’Associated Press.
Le Groenland, territoire autonome du Royaume du Danemark, a cessé d’attribuer de nouvelles licences d’exploration pétrolière en 2021. Trois licences plus anciennes demeurent valides dans la région de Jameson Land. Le gouvernement groenlandais précise qu’aucune quantité commerciale d’hydrocarbures n’y a encore été découverte.
Tout forage doit franchir plusieurs étapes, dont des évaluations environnementales et sociales, une consultation publique et une autorisation du gouvernement. Une licence d’exploration ne vaut pas autorisation de produire. Ces exigences sont détaillées sur la page officielle du projet de Jameson Land.
Le potentiel géologique ne constitue pas davantage une réserve prouvée. L’Service géologique des États-Unis estime à 7,8 milliards de barils de pétrole et 91,9 billions de pieds cubes de gaz les ressources conventionnelles moyennes non découvertes et techniquement récupérables de toute la province Ouest-Groenland et Est-Canada. Cette zone dépasse le seul territoire groenlandais et l’estimation ne préjuge ni de la viabilité commerciale ni des autorisations.
Sources et corrections
https://apnews.com/article/greenland-denmark-trump-oil-security-rare-earths-2974b68aae17d97a69439bd100847d24
https://naalakkersuisut.gl/Departementer/Erhverv_og_Raastoffer/Nunap-Qeqqa_Jameson-Land?sc_lang=da
https://www.usgs.gov/publications/assessment-undiscovered-conventional-oil-and-gas-resources-west-greenland-east-canada




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