L’extrême pauvreté a reculé au Burkina Faso en 2025, mais son niveau exact reste sensible à la méthode retenue. La Banque africaine de développement l’estime à 30 % de la population, contre 34,6 % pour la Banque mondiale.
La Banque africaine de développement indique un passage de 35 % en 2022 à 30 % en 2025. Son estimation s’appuie sur l’Africa Poverty Clock et situe la pauvreté extrême principalement dans les zones rurales. La Banque mondiale évalue également la baisse à environ cinq points, mais à partir d’un niveau initial plus élevé.
L’écart de 4,6 points entre les deux estimations représente plus d’un million de personnes rapporté à la population du pays. Il ne traduit pas nécessairement une contradiction sur la tendance. Les seuils, les données de départ et les modèles de projection peuvent produire des résultats différents entre deux institutions.
L’Africa Poverty Clock, développé avec la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, actualise des projections de pauvreté à partir de données disponibles et de trajectoires démographiques et économiques. Il ne remplace pas un nouveau recensement exhaustif des revenus des ménages.
La Banque mondiale associe l’amélioration de 2025 à deux bonnes campagnes agricoles consécutives et à une inflation négative de 0,5 %. Elle estime la croissance à 5,3 % et la production d’or à 94 tonnes. Les deux institutions présentent donc un signal convergent sur le recul de l’extrême pauvreté, tout en laissant ouverte la question de son ampleur précise.
Sources et corrections
https://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/burkina-faso/burkina-faso-economic-outlook
https://www.worldbank.org/ext/en/country/burkinafaso
https://www.uneca.org/africa-poverty-clock




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