Les responsables d’un projet régional de 73,2 milliards de FCFA consacré à la gestion des déchets ont ouvert jeudi 22 octobre à Niamey une réunion destinée à accélérer sa mise en œuvre. La deuxième session du comité de pilotage doit examiner les résultats arrêtés au 30 septembre et le programme de travail pour 2027.
Le dispositif associe les États membres, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et la Banque ouest-africaine de développement. Il cible notamment les polluants organiques persistants non intentionnels et le mercure, dont les rejets sont liés à certaines pratiques de traitement ou de brûlage des déchets.
Selon les responsables du programme cités par l’Agence nigérienne de presse, les objectifs annuels portent sur une réduction de 200 tonnes de polluants organiques persistants, de 15 tonnes de mercure et de 200 000 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone. Ces cibles restent conditionnées à l’exécution effective des activités nationales et régionales.
La composante régionale dispose d’un budget prévisionnel de 838,121 millions de FCFA pour 2027. La BOAD propose d’atteindre un taux de décaissement de 80 pour cent des ressources du Fonds pour l’environnement mondial d’ici à la fin de l’année prochaine.
Les priorités annoncées comprennent la finalisation des accords de dons avec le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo, l’achèvement du volet national du Niger et la définition des activités prévues au Mali. Des appels d’offres pour des infrastructures prioritaires dans six villes doivent aussi être lancés au premier semestre 2027.
Le projet avait été approuvé en août 2019 mais son unité régionale de gestion n’est devenue opérationnelle qu’en 2025, selon les organisateurs. La base publique du Fonds pour l’environnement mondial confirme que la BOAD en est l’agence de mise en œuvre et que la Commission de l’UEMOA en assure l’exécution régionale.



