L’armée malienne a reconnu la mort de militaires lors des opérations menées autour de Dioura, dans le centre du Mali, sans communiquer de bilan chiffré. L’attaque du camp, survenue le 10 septembre 2026, fait l’objet d’estimations beaucoup plus élevées recueillies par Reuters. Ces chiffres ne sont pas confirmés de manière indépendante.
Dans un communiqué publié le 19 septembre et cité par Associated Press, les Forces armées maliennes indiquent avoir poursuivi des frappes ciblées contre les assaillants et évacué deux compagnies qui tenaient la garnison. Elles font état de morts dans leurs rangs et affirment avoir infligé des pertes importantes au groupe attaquant, sans préciser le nombre de victimes de part et d’autre.
Une source sécuritaire interrogée par Reuters avance 130 soldats tués et plus de 100 capturés. Une source diplomatique évoque environ 120 morts. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à Al-Qaïda, revendique pour sa part 150 soldats tués et 93 capturés. Ces bilans, provenant de sources différentes et non vérifiés, ne doivent pas être confondus avec un décompte officiel établi.
Associated Press rapporte que le groupe armé a diffusé des vidéos de personnes qu’il présente comme des militaires capturés. L’agence n’a pas pu vérifier immédiatement le bilan revendiqué. Sollicité par les agences de presse, le porte-parole de l’armée n’a pas fourni de précisions supplémentaires sur les pertes.
Reuters signale aussi des tirs répétés autour de l’aéroport de Sévaré et une revendication distincte du même groupe visant des installations de défense aérienne. L’agence s’appuie notamment sur des habitants pour décrire la situation locale ; leurs observations ne constituent pas un bilan militaire confirmé. Dans son adresse du 22 septembre, Assimi Goïta a promis de poursuivre les opérations militaires dans l’espace AES, sans que cette déclaration ne fournisse un bilan de l’attaque de Dioura.



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