Une convention collective signée mardi 29 septembre à Ouagadougou fixe à 57 000 FCFA le salaire de base minimum des vigiles des sociétés privées de sécurité. Le texte prévoit également un plan de carrière pour les salariés de ce secteur, au terme de négociations engagées en 2017.
« Le salaire des vigiles aujourd’hui passera au minimum à 57 000 FCFA », a annoncé le ministre Mathias Traoré lors de la signature, selon le compte rendu de Burkina24.
Des règles propres à la sécurité privée
La convention complète le Code du travail par des dispositions adaptées aux sociétés de gardiennage. Outre la rémunération, elle organise les perspectives professionnelles des travailleurs. Des indemnités et des avantages en nature pourront aussi être accordés selon les initiatives des entreprises.
Pour les syndicats, cette signature achève un processus de plusieurs années. El Hadj Inoussa Nana, secrétaire général de FO-UNS, souligne que les avancées dépassent la seule question du salaire. « Ce n’est pas que le volet rémunération », a-t-il déclaré.
Le ministre présente le texte comme un cadre destiné à améliorer les relations professionnelles et les conditions de travail dans les entreprises de sécurité privée.
Une agente de sécurité à l’université Jomo Kenyatta, au Kenya, en novembre 2017. Photo d’archives illustrant le métier de vigile, distincte des salariés concernés au Burkina Faso. Edwin Macharia. Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Photo recadrée et convertie en AVIF.



