Le Burkina Faso veut tirer davantage de revenus et d’emplois de son coton en le transformant sur place. Dans son message pour la Journée mondiale du coton du 7 octobre, le ministre Serge Poda appelle à passer de l’exportation de fibre brute à une production textile créatrice de valeur.
Le ministre cite la construction du complexe IROTEX-BURKINA à Sourgou et Boromo. Il rappelle aussi l’inauguration du Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton en novembre 2025 et celle de TEXFORCES-BF, le 9 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso.
Des débouchés dans l’AES et sur le continent
Serge Poda voit dans l’AES et la Zone de libre-échange continentale africaine des marchés pour le coton, le textile et l’habillement. Il insiste sur la qualité, la traçabilité et la compétitivité face à la volatilité des prix.
Le financement constitue un autre volet de cette stratégie. L’accord-cadre avec l’ITFC signé en juin, doté d’un milliard de dollars pour 2026-2030, couvre plusieurs secteurs : il soutient notamment les exportations de coton et d’anacarde ainsi que les crédits aux banques locales.
Point de collecte du coton à Noumoudara, au Burkina Faso, en novembre 2014. Photo d’archive. Photo Rik Schuiling / TropCrop-TCS / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Recadrage AVIF.



