Mercredi 23 septembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Burkina Faso : les ONG veulent faire reconnaître leurs audits pour accéder aux financements

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AES News, Comprendre le Sahel, image d’illustration
Illustration générique AES News. © Illustration générique AES News

Le Secrétariat permanent des ONG du Burkina Faso (SPONG) demande aux bailleurs de s’appuyer sur les audits déjà réalisés auprès des organisations nationales pour faciliter leur accès aux financements. Cette revendication a été portée le 22 septembre 2026 à Ouagadougou, lors d’un atelier du projet LOCAL relaté par LeFaso.net.

Son président, Abdoulaye Ouédraogo, souhaite éviter que chaque partenaire recommence les mêmes vérifications. Le mécanisme défendu, appelé « passporting », consiste à reconnaître des évaluations existantes plutôt qu’à multiplier les procédures pour une même organisation.

D’après le compte rendu, dix ONG nationales ont été accompagnées dans ce programme. Quatre, APIL, CREDO, Tin Tua et IPBF, ont obtenu une certification au regard de la Norme humanitaire fondamentale, dite CHS.

Le statut d’APIL est confirmé par l’organisme d’audit HQAI : l’association est certifiée depuis 2025, avec une validité annoncée jusqu’en juin 2028. Cette reconnaissance est donc antérieure à l’atelier ; la demande actuelle porte sur son utilisation par les financeurs.

HQAI explique que les résultats d’audits CHS peuvent alimenter les contrôles des bailleurs et réduire les doublons, sans supprimer leurs exigences de conformité.

À Ouagadougou, Moumouni Ouédraogo, directeur pays du Conseil danois pour les réfugiés, a plaidé pour une reconnaissance au niveau décisionnel. Le SPONG souhaite aussi accompagner d’autres organisations vers la certification.

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