Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, affirme que près de 300 véhicules blindés ont été produits localement et livrés aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie depuis novembre 2025. Ce chiffre, annoncé lors d’un échange avec les lauréates du concours scientifique féminin Hakili Mousso, n’est pas accompagné d’un inventaire public permettant une vérification indépendante.
L’annonce a été rapportée le 22 septembre par APAnews et par le média burkinabè Journal du Faso. Selon ces deux rédactions, Ibrahim Traoré a déclaré que la chaîne nationale avait livré les véhicules entre novembre 2025 et septembre 2026.
Le chef de l’État a présenté Faso Armored comme une société entièrement burkinabè chargée de cette production. Il a également évoqué quatre à cinq autres entreprises actives dans le secteur militaire, sans préciser leurs activités ni leur implantation, en invoquant le secret défense.
D’après ses déclarations, plusieurs prototypes ont d’abord échoué avant la mise au point d’un modèle jugé adapté aux conditions opérationnelles du pays. Ibrahim Traoré a notamment cité les risques liés aux engins explosifs improvisés et les contraintes du terrain. Aucune fiche technique détaillée, certification indépendante ou donnée sur les essais de protection n’a été rendue publique dans les comptes rendus consultés.
Les véhicules concernés sont présentés dans plusieurs publications comme des « Nanga », des pick-up dotés d’une structure blindée conçue ou adaptée localement. Le site de la Présidence du Faso diffuse également une séquence officielle intitulée « Des véhicules blindés made in Burkina Faso », mais ne publie pas de liste détaillée des unités produites.
Cette communication intervient alors que le gouvernement burkinabè cherche à développer une filière nationale d’équipements destinés aux forces engagées contre les groupes armés. Les autorités n’ont pas communiqué le coût global de la production, le prix unitaire des véhicules ni le calendrier des prochaines livraisons.
La déclaration a été faite dans le cadre de Hakili Mousso, un concours destiné à encourager les jeunes filles à s’orienter vers les sciences et les technologies. La Présidence du Faso avait présenté le 20 septembre les activités préparatoires de cette initiative.




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