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Burkina Faso : face à la dégradation du lac Bam, le ministre de l’Agriculture réclame le dossier de réhabilitation

Après une visite du lac Bam le 22 septembre, le ministre burkinabè de l’Agriculture a demandé aux services compétents de relancer le dossier de réhabilitation. Aucun calendrier ni budget actualisé n’a été annoncé.

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Des pêcheurs naviguent sur le lac Bam au Burkina Faso
Pêcheurs sur le lac Bam. Crédit : Zimèwè Didier / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le ministre d’État burkinabè chargé de l’Agriculture, Ismaël Sombié, a demandé aux services compétents de reprendre le dossier de réhabilitation du lac Bam, après une visite effectuée le 22 septembre 2026 dans la province du même nom. Le quotidien Sidwaya, présent lors de la tournée, rapporte une baisse du niveau de l’eau et une station de pompage devenue obsolète. Le compte rendu ne précise ni calendrier de travaux ni budget actualisé.

Selon Sidwaya, Ismaël Sombié a demandé à identifier le service qui détient le dossier de réhabilitation, auquel des financements de plusieurs milliards de francs CFA auraient déjà été consacrés. Cette indication est présentée comme une déclaration du ministre. Aucun état financier détaillé ni inventaire public des travaux antérieurs n’est fourni dans l’article.

Le Service d’information sur les sites Ramsar classe le lac Bam parmi les zones humides d’importance internationale depuis octobre 2009. Sa fiche, dont la dernière publication remonte à mars 2017, couvre 5 300,5 hectares et décrit déjà un assèchement progressif menaçant les stocks de poissons ainsi que l’approvisionnement en eau des cultures et du bétail. Elle estime que le site fait vivre des milliers de personnes, notamment dans le maraîchage, la pêche et l’arboriculture.

La tournée ministérielle a également porté sur le périmètre rizicole de Koulinièrè. D’après les données relayées par Sidwaya, les 21,5 hectares sont répartis en 344 parcelles et devraient produire environ 64,5 tonnes de riz, sur la base d’un rendement attendu de trois tonnes par hectare. Les exploitants ont signalé des besoins en équipements, en eau et en espaces de stockage.

À Yabo, une exploitation de dix hectares emploie 22 femmes et quatre hommes. Le producteur interrogé par le journal prévoit un rendement de 2,5 tonnes de maïs par hectare. Ces chiffres restent des prévisions de campagne communiquées lors de la visite et non des résultats de récolte consolidés.

La demande de relance du dossier intervient donc dans un bassin où la production agricole dépend directement de la disponibilité de l’eau. Le reportage ne mentionne pas encore de décision formelle sur le financement, la maîtrise d’ouvrage ou la date de démarrage d’une éventuelle réhabilitation.

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