Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Burkina Faso : le Bureau antiterroriste de l’ONU réaffirme son appui aux enquêtes

Le Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme s’est engagé à poursuivre son soutien aux acteurs burkinabè, notamment pour les enquêtes antiterroristes. Aucun calendrier ni financement n’a été annoncé.

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AES News, Comprendre le Sahel, image d’illustration
Illustration générique AES News. © Illustration générique AES News

Le Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme a réaffirmé son intention de poursuivre son appui au Burkina Faso, notamment pour le renforcement des capacités opérationnelles et les enquêtes antiterroristes. Cet engagement a été rapporté par le ministère burkinabè des Affaires étrangères après une rencontre tenue le 25 septembre 2026 à New York.

Le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré s’est entretenu avec Alexandre Zouev, Sous-Secrétaire général par intérim du Bureau onusien. D’après le compte rendu officiel relayé par l’Agence d’information du Burkina, les deux responsables ont examiné le partenariat existant et évoqué des pistes pour améliorer la coopération.

Le document ne précise toutefois ni les enquêtes concernées, ni les structures burkinabè qui bénéficieront de l’appui, ni le calendrier des prochaines actions. Aucun montant ou nouveau programme formel n’a été annoncé. La portée opérationnelle de l’engagement reste donc à documenter.

Au cours de l’entretien, Karamoko Jean-Marie Traoré a plaidé pour un renforcement de la prévention afin de limiter le recrutement de jeunes par les groupes armés. Il a également accusé une partie de la communauté internationale d’entretenir une forme de complaisance envers ces groupes par son silence ou par l’accès à des espaces d’expression. Cette appréciation est celle du ministre et le compte rendu ne fournit pas de réponse d’Alexandre Zouev sur ce point.

Le chef de la diplomatie burkinabè a notamment cité les attaques menées au Mali en avril 2026, qu’il a attribuées à une alliance entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et le Front de libération de l’Azawad. Cette séquence diplomatique intervient dans un contexte où plusieurs représentants de l’AES utilisent les rencontres de l’Assemblée générale de l’ONU pour exposer leurs positions sécuritaires, comme l’a fait le Premier ministre nigérien dans son discours du 25 septembre.