La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, s’est dite optimiste mercredi 14 octobre sur la capacité du Sénégal à renégocier sa dette dans un cadre destiné à accélérer les restructurations souveraines. Le dossier pourrait devenir un test des améliorations apportées au mécanisme commun du G20.
Dakar et le FMI ont conclu début septembre un accord au niveau des services sur un programme de 36 mois représentant environ 2,2 milliards de dollars. Ce financement ne peut toutefois être soumis au conseil d’administration du Fonds qu’après l’obtention de garanties suffisantes sur la dette et la mise en œuvre des mesures correctives convenues.
Le Sénégal souhaite parvenir à un traitement de sa dette en quelques mois. Les discussions doivent associer séparément les créanciers publics, les détenteurs d’obligations internationales et d’autres prêteurs, avec l’objectif d’assurer un partage comparable de l’effort.
La dette publique révisée avoisine 130 % du produit intérieur brut après la découverte d’emprunts qui n’avaient pas été correctement comptabilisés sous l’ancienne administration. Cette réévaluation a suspendu le précédent programme du FMI et accru le coût de financement du pays.
Le Fonds précise que les conditions d’une restructuration relèvent du Sénégal et de ses créanciers. Son rôle consiste à évaluer la soutenabilité de la dette, fournir une assistance technique et faciliter les échanges, sans négocier à la place des parties.
Aucun accord final n’était annoncé mercredi matin. Le calendrier dépend notamment de la formation d’un comité de créanciers officiels, des assurances de financement et des négociations avec les investisseurs privés.
Sources et corrections
Reuters et Fonds monétaire international, informations recoupées et consultées le 14 octobre 2026.




Réagir à cet article